En Palestine, des ateliers pour construire des politiques sportives locales
- FSGT_ProjetPalestine
- 16 févr.
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En décembre, six ateliers ont été organisés à New Askar, Aïda/Bethléem, Al Amari, Qalqilya, Battir et Jéricho dans le cadre du Projet Palestine. Objectif : accompagner les collectivités dans l’élaboration de politiques sportives locales fondées sur le droit au sport.
Chaque rencontre (1h30 à 2h) a réuni entre 20 et 25 participant·es : animateur·rices, représentant.es des municipalités ou des comités populaires, associations et institutions locales. La méthode, participative et structurée, a permis de poser un diagnostic partagé avant d’identifier des priorités concrètes.
Partout, une même réalité apparaît : malgré l’instabilité sécuritaire et la crise économique, une dynamique sportive existe. Partout, des festivals et animations hebdomadaires rythment la vie locale grâce à des équipes d’animateur·rices très engagées. À Jéricho, les activités sont accessibles à toutes et tous, mais les participant·es soulignent le besoin de mieux former les cadres et de diversifier les pratiques au-delà du football. À Qalqilya, les clubs et académies sont actifs, mais l’isolement lié au mur et le manque d’infrastructures adaptées freinent le développement.
À Aïda/Bethléem, les échanges ont insisté sur la nécessité d’espaces sécurisés et de ressources humaines mieux structurées. À Battir, l’atelier a donné lieu à un débat approfondi sur le rôle de la municipalité et la responsabilité des acteurs locaux dans le développement du sport. La diversité des participant·es – élu·es, animateur·rices, associations féminines, ancien·nes joueur·euses – a enrichi la réflexion.
Les besoins exprimés convergent : formation continue des animateur·rices, accès à des espaces et à du matériel, inclusion des filles, des femmes et des personnes en situation de handicap, meilleure coordination entre acteurs. Les obstacles identifiés dépassent la seule question des infrastructures : contraintes politiques, instabilité, faiblesse des financements, normes sociales.
En petits groupes mixtes, les participant·es ont défini des actions simples à mettre en œuvre rapidement : festivals sportifs familiaux, camps d’hiver, campagnes de sensibilisation, recrutement et formation de nouveaux·elles animateur·rices, élaboration de feuilles de route locales. Des principes communs émergent : égalité, inclusion, coopération, durabilité, accessibilité.
Ces ateliers, animés par l’équipe FSGT en Palestine avec l’appui à distance du collectif SPOTS, marquent une première étape. Ils ont permis de renforcer le dialogue entre collectivités et acteurs de terrain et de poser les bases d’une structuration plus claire du sport local.
Dans un contexte difficile, une conviction demeure partagée : le sport est un droit et un outil d’émancipation. Le travail engagé vise désormais à transformer cette conviction en politiques locales concrètes et durables.





















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