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À Al-Amari, un stage qui marque un tournant dans la coopération sportive en Palestine

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  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Du 26 au 31 janvier 2026, le camp de réfugiés d’Al-Amari a accueilli un stage national commun du programme « Sport pour Toutes et Tous », organisé par la FSGT dans le cadre d’un financement du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) en partenariat avec les villes de Grenoble, Grigny, Strasbourg, Stains, Saint-Brieuc, Allonnes et Vitry. Vingt-six animateur·rices venu·es de Bethléem, Jéricho, Battir, des camp d’Aïda, d’Al-Amari et de New Askar ont participé à cette session.



Au-delà de sa dimension pédagogique, ce stage s’inscrit dans une réalité politique lourde : celle des entraves croissantes de l’occupation sur les projets de coopération, y compris sportifs. Pour la première fois depuis le lancement du projet, un formateur a été refusé d’entrée sur le territoire par les autorités israéliennes et renvoyé en France. Cette décision s’inscrit dans un resserrement plus large des conditions d’accès imposées aux acteurs de la coopération internationale.


Pourtant, loin d’affaiblir la formation, cet épisode a mis en lumière une évolution majeure du projet : la montée en compétence des formateur·rices palestinien·nes. Le stage a ainsi été co-animé par Manuel Porcheron et Anwar FALANA, originaire de Saffa. Ancienne animatrice du programme, Anwar a suivi plusieurs cycles de formation successifs, jusqu’à acquérir un niveau formatrice reconnu lors des stages précédents, dont le dernier s’est tenu en septembre 2025. C’est la première fois qu’un stage en Palestine est encadré par un véritable binôme franco-palestinien en responsabilité partagée. La formation a ainsi pu être maintenue sans affaiblissement pédagogique, illustrant concrètement le travail de transfert de compétences engagé depuis plusieurs années.


Sur le plan pédagogique, le stage était davantage orienté vers une nouvelle génération d’animateur·rices. 1/3 des participant·es n’avaient encore jamais suivi de formation. Sélectionné·es par les comités et élu·es locaux, ils et elles représentaient le socle territorial du programme : six animateur·rices de Battir, deux de Bethléem, quatre du camp d’Aïda, six d’Al-Amari, deux de New Askar et six de Jéricho. Cette diversité a renforcé la dimension nationale de la session, créant un espace d’échange entre territoires fragmentés par les contraintes de mobilité de l’occupation.



Fidèle à l’approche de la FSGT, la formation a placé le jeu au cœur de l’apprentissage. Volleyball, ultimate et walking foot ont servi de supports pour travailler la posture d’animateur·rice, la gestion de groupe, l’adaptation des règles et la construction de situations pédagogiques inclusives. Chaque journée alternait pratique sur le grand terrain d’Al-Amari et temps d’analyse au centre des enfants du camp, permettant un aller-retour constant entre expérience et réflexion.



Le comité populaire et le centre local ont réservé un accueil engagé aux participant·es. La semaine s’est conclue par une fête sportive réunissant près de 140 enfants, organisée et encadrée par les stagiaires eux-mêmes. Ce temps final a constitué une véritable mise à l’épreuve collective, révélant leur capacité à structurer un événement, coopérer entre territoires et adapter les activités aux publics présents.

 

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