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De Battir à Saint-Brieuc : le sport-santé comme terrain d’innovation et de coopération

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  • il y a 23 heures
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 12 heures

Après une première semaine d’échanges organisée à Saint-Brieuc en octobre 2025 autour du sport populaire et inclusif, le projet Sport pour Toutes et Tous, a franchi une nouvelle étape du 3 au 7 mai 2026 avec une session consacrée au sport-santé financée par Erasmus+,



Pendant cinq jours, Saint-Brieuc est redevenue un lieu de rencontre entre les animateur·trices de Battir et les acteurs sportifs briochins engagés dans le projet Sport pour Toutes et Tous. Au total, 18 participant·es ont pris part à cette mobilité Erasmus+ : une délégation palestinienne composée de sept animateur·trices de jeunesse, des bénévoles et animateur·trices locaux de l’Amicale Laïque et des associations partenaires, ainsi que trois animateur·trices FSGT. Une diversité de profils qui a largement nourri les échanges de pratiques tout au long de la semaine.


Les participant·es ont alterné ateliers théoriques, échanges de pratiques et expérimentations sportives autour d’un enjeu partagé : comment utiliser les activités physiques et sportives comme outil de prévention, de bien-être et d’émancipation pour toutes et tous. Les discussions ont porté sur les effets de l’activité physique sur la santé physique et mentale, la prévention de certaines pathologies comme le diabète, l’importance de la nutrition ou encore les moyens d’adapter les activités sportives aux capacités de chacun·e.



Mais c’est par le jeu et la pratique que les apprentissages ont véritablement pris vie.


Athlétisme, beach-volley, "handball de course", rugby à 5, marche nordique ou encore escrime santé : chaque activité a été pensée comme un laboratoire pédagogique où les participant.es expérimentaient différentes façons de faire jouer ensemble des publics variés, quels que soient l’âge, le niveau sportif, la condition physique ou les appréhensions de départ.


Sur la plage de Saint-Brieuc, la séance de beach-volley restera comme un moment fort de la semaine. Réparti.es en petits groupes, les participant·es ont dû imaginer puis animer leurs propres situations de jeu à partir des principes pédagogiques travaillés pendant la semaine : entrée rapide dans l’activité, participation de toutes et tous, adaptation des règles et importance du plaisir de jouer.



Les rencontres avec les associations sportives locales ont également marqué cette mobilité. La découverte du rugby à 5 avec le Rugby Club de Saint-Brieuc et son équipe “rugby santé”, la séance de marche nordique organisée par La Vaillante ou encore les échanges autour de l’escrime santé ont permis aux participant·es de découvrir des pratiques parfois nouvelles pour eux, mais surtout de réfléchir à la manière dont elles peuvent être réutilisées à Battir comme à Saint-Brieuc.


La semaine s’est conclue par un festival sportif organisé et animé par les participant·es auprès d’enfants de Saint-Brieuc. Réparti·es en petits groupes, les participant·es ont imaginé et conduit différentes activités inspirées des contenus travaillés pendant la formation : jeux d’athlétisme, situations coopératives, handball de course, ou encore jeux favorisant la mise en mouvement de toutes et tous.


Cette session a aussi constitué une étape importante pour la FSGT elle-même. Pour la première fois, Claire Lalloué, une animatrice spécialisée en sport-santé a co-construit et animé les échanges de pratiques avec les formateur·trices du projet à Battir, Michel Cremonesi et Valérie Arramon. Cette collaboration a permis d’enrichir les contenus habituels des formations FSGT en y intégrant davantage les enjeux de santé physique et mentale, tout en restant fidèle à la pédagogie du sport populaire et du jeu sportif.


Cette dynamique ouvre de nouvelles perspectives pour les futures formations sport-santé de la FSGT, nourries à la fois par les expériences françaises et palestiniennes.


Au-delà des contenus pédagogiques, la semaine a renforcé les liens humains entre les participant·es. Les temps informels, les repas partagés et la soirée multiculturelle organisée au centre de la Puce à l’Oreille, où se sont mêlés spécialités palestiniennes, crêpes bretonnes, desserts turcs et cuisine congolaise, ont prolongé les échanges bien au-delà des terrains sportifs.


Les bilans réalisés témoignent d’un enthousiasme largement partagé. Animateur·trices français·es comme palestinien·nes soulignent avoir beaucoup appris grâce à la diversité des pratiques, des approches pédagogiques et des expériences vécues pendant la semaine. Toutes et tous expriment également leur volonté de réutiliser concrètement ces outils dans leurs animations futures, que ce soit auprès des enfants, des adolescent·es, des femmes ou des publics éloignés de la pratique sportive.


Dans la continuité de la première mobilité organisée en octobre, cette nouvelle étape confirme la force du projet Sport pour Toutes et Tous : faire du sport un espace d’apprentissage collectif, de coopération interculturelle et de transformation sociale, où la santé devient un enjeu partagé et accessible à toutes et tous.


 

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